13/09/2010

Trail de la côte d'opale (11&12 - 09-2010)

 

Si vous rêver de rentrer dans le monde du trail, commencez par le trail de la côte d'opale.
Ce week-end j'ai couru le parcours de 58.5km en préparation à l'endurance ultra trail des templiers.
Le trail de la côte de côte d'opale est simplement magnifique et je vous le recommande chaleureusement.
En effet, 4 parcours s'offrent à nous, 6.5km, 17, 37 et 58.5km. Départ groupé (plus de 3000 coureurs) sur la plage de Wissant en direction du cap blanc nez pour cette épreuve qui servait de championnat de France de Trail. Les parcours sont identiques jusque +/- 28km. Cela donne une impression bizarre pour ceux qui courent le long car on est perdu au milieu de nombreux coureurs sans vraiment savoir sur quelle distance ils courent.

Pour ce qui est du 58. Le parcours est clairement abordable pas trop technique, pas trop casse pates avec un denivelé pos raisonable de +/-1500m. Nous partons donc tous ensembles de Wissant pour 6km de plage avant de monter le cap blanc nez, ensuite belle boucle sur des chemins sinueux dans la campagne avec une vue dégagée vers la mer avant de se diriger à nouveau vers Wissant où se trouve le premier ravito (km22). Nous partons ensuite par les dunes et la plage vers le cap gris nez. La montée sur le cap gris nez est raide dans le sable mou mais franchement agréable. La suite est une succession de chemins sur le haut des falaises avec à l'horizon les côtes anglaises. La traversée des dunes de Slecks sur 3-4 km de sable vraiment mou est une difficulté du parcours mais une sensation de bien être dans cette nature magnifique nous aide clairement à passer cet obstacle. Le retour s'effectue sur des chemins de campagnes pour une arrivée dans la petite ville de Marquise.

Pour ce qui est de ma course, je me suis laisssé entrainé au départ à du 13km/h mais j'ai très vite diminué la cadence. Julie m'attendais avec notre petite fille Lou au cap blanc nez. Elle m'a donné mes lunettes car le soleil allait vraiment être de la partie pour toute la course. Jusqu'au 30ème j'étais admiratif du parcours mais je me sentais un peu trop entouré. Lorque nous n'étions plus qu'entre coureurs du 58 les distances entre chacun ont commencés a être importantes. La plage vers le cap gris nez était déserte, j'avais maximum une dizaine de coureurs en ligne de vue sur des km devant moi ! La solitude du trail me fait du bien.

Au cap gris nez, je ne m'attendais pas à être encouragé par Julie et Lou qui étaient là (super !). On m'annonce à la 104ème place et je commence à me prendre au jeu de la course...je me fixe comme objectif de finir dans les 100 premiers. Donc d'ici au prochain ravitaillement (vers le 40 ème) je veux reprendre 10 coureurs... +1 , +2, +5 ...+10 YES  mission accomplie j'arrive au ravitaillement. A peine le temps de remplir ma poche d'eau et je repars. Je suis vraiment bien, quand "ça roule" je suis entre 5 et 6' au km. Pas mal aux jambes, bien dans la tête bref je me fixe à nouveau de reprendre 10 coureurs avant l'arrivée.

Avant les dunes de Slecks Julie et Lou endormie contre sa maman sont un peu surprises de me voir déja arrivé. La suite n'est presque que remontée jusqu'à l'arrivée, les jambes deviennent un peu lourdes mais je fini les derniers km en moins de 5' au km. Après 5h50 de course je fini 66ème. Je suis très content, tout a bien fonctionnés. Les chaussettes de contention que j'utilise pour la première fois ne m'ont clairement pas génées même si j'ai les jambes raides et m'asseoir ne me fait pas trop de bien. Heureusement que Julie a laissé notre mobilhome à 1 bon km de l'arrivée, ce qui me permet d'évacuer l'acide lactique et revenir au calme. Aujourd'hui lendemain de course, je vais faire un petit décrassage et mon objectif maintenant c'est l'endurance ultra trail des templiers (111km et 4600m de dénivelé pos).

Voilà en quelque ligne, mon compte rendu de cette magnifique course que je vous recommande vivement.
Nous pourrions en faire une sortie du club car il y a une distance pour chacun.

Bon entrainement à tous et n'oubliez pas de prendre du plaisir à courir.

Luc Steens

 

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